Mon incapacité à m’imposer…

Mon incapacité à m'imposer...

Stressée, angoissée au point de me mordre les joues, de serrer les dents, de me coincer des nerfs cervicaux, je suis une boule de nerf. Certains mettent cet état sur le compte des préparatifs de mariage, d’autres sur la parentalité (c’est épuisant d’être parent de jeunes enfants, ouais !), d’autres encore sur la fatigue et la propension à moins supporter les choses… Il y a sans doute un peu de tout cela mais pas seulement. Il y a tout un tas d’autres choses… Et puis il y a ça, cette façon d’être que je me traîne sans doute depuis ma naissance : mon incapacité à m’imposer, à exprimer mes souhaits et à dire ce que je veux. Ça a l’air de rien dit comme ça, mais, au fil du temps, c’est devenu mon boulet.

Chaque envie que j’ai pu avoir, je l’ai réfrénée, mise de côté, planquée dans un coffre fermé à double tour. Avec le temps, elles se sont entassées là mes envies. Certaines ont disparu : des envies biodégradables peut-être !? D’autres sont restées là, tenaces mais édulcorées par cette nécessité de les faire taire, comme si elles n’étaient rien. J’ai toujours voulu faire plaisir à mon entourage, à penser à lui avant même de penser à moi. Je me suis toujours écrasée pour laisser les autres me marcher dessus sans que jamais je ne bronche. J’ai acquiescé, accepté, changé mes projets pour eux… et au final, je n’ai quasi jamais rien fait comme je l’entendais !
Aujourd’hui, le coffre déborde. J’ai de plus en plus de mal à le fermer. Assise sur mes envies, je tente encore de les faire taire en les tassant de mon poids… Mais voilà, je suis épuisée… Épuisée de lutter, de me soumettre et d’acquiescer sans cesse, sans prendre le temps de sonder le fond de mes envies. Et le malaise s’installe. Je l’ai compris cette semaine seulement. Pourtant ça faisait longtemps que j’étais face à ça. C’était visible comme mon gros nez au milieu de ma figure ! Et moi, je ne le voyais pas.
Je me sentais mal dans ma peau, contrainte, enchaînée… Et je n’étais pas fichue de réaliser que ces chaînes, je me les étais mises toute seule !!! C’est allucinant non ?
Bon, maintenant que je sais, je dois corriger le tir. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple en fait. Ce mode de fonctionnement qui est le mien depuis 35 ans, je vais devoir le modifier pour enfin me libérer de mes chaînes, m’assumer et enfin être moi ! Parce que, voilà, j’ai réussi à me perdre dans tout ça… Au point que même mon entourage ne voit pas qui je suis réellement. Et ça, ça m’insupporte ! Vous n’imaginez pas à quel point. Tout ça parce que je ne veux pas décevoir mon entourage, parce que je veux leur faire plaisir… Alors je m’oublie et je m’écrase. Aujourd’hui, je dois assumer mes choix, les imposer autant que faire ce peut et exprimer MES ENVIES… au moins un peu !

C’est vraiment bête… C’est pour moi si compliqué d’être moi-même !

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Commentaires

Commentaires

9 comments

  1. La grenouille says:

    Comme je te rejoins sur tout les points 🙁
    Il est très difficile de s’imposer aux autres ainsi qu’à soi même ! Surtout lorsqu’on a cœur le bien être d’autrui et qu’on le fait passer avant tout (avant soi même) ! Ce qui n’est d’ailleurs pas le cas de tout le monde… Certains se fiche pas mal de ton mal être pourvu que cela ne les atteigne pas ! Mon entourage compte un bon nombre de ces personnes !
    La famille est une grosse pression sur le mental et sur ce que l’on peut (veux) monter de nous, de notre personnalité, de nos choix, de nos désirs… Et parfois (souvent !) on se laisse dépasser et écrasé… C’est mon cas malheureusement ! Et je me bats contre cela, avec moi-même (puisqu’on ne change pas les gens) depuis des années… Un combat de tous les jours pour enfin arriver à révéler aux autres qui je suis, pour enfin m’imposer telle que je suis !

  2. Sophie says:

    Je suis d’accord sur le fait de se trouver car si chacun prenait ce chemin on aurait beaucoup moins de soucis et même de guerres. Je le suis moins sur le principe de s’imposer. Si tu te trouves et que tu t’épanouis sur TON chemin ça fera le tri autour de toi entre ta vraie famille et les autres…les autres qui dans le fond ne sont pas mauvais, mais qui n’ont juste pas compris l’importance d’être soi et ont en eux une angoisse profonde qu’ils canalisent souvent en petites violences, pressions et jalousies sur les autres. Quand tu le sais tu arrives à laisser couler.Pour ma part en tous cas c’est ce que je vis depuis plusieurs mois. C’est très intéressant. Si tu prends vraiment intimement ce chemin prepare toi à des révélations plus ou moins agréables mais c’est le prix de ta paix et ta vérité. Et dans tous les cas tu n’auras pas besoin de t’imposer tu inspireras et aideras naturellement l’autre.

  3. laphanetteauxpetitspois says:

    J’ai été comme toi pendant longtemps! Car c’est mon éducation qui m’a poussée à être comme ça! Je ne te dirais qu’une chose, vas- y, fonce! Plus tu attends, plus tu te fais du mal!! Crois moi, maintenant je me sens beaucoup mieux! Par contre, j’en ai entendu des  » on ne t’a pas élevé comme ça » ou  » avant t’étais pas comme ça »!! 🙂

  4. Isabelle de Guinzan says:

    Moi aussi je me reconnais dans ce que tu écris ! Ou du moins je me reconnaissais, car j’ai appris à changer ! Et ça avait commencé dès toute petite pour ma part, déjà avec les copines, incapable de dire ce à quoi j’avais envie de jouer MOI par exemple…

  5. Julie Roz' says:

    Je tombe par hasard sur ton blog et me régale à te lire… et je ne peux que témoigner en lisant cet article tant je me reconnais ! J’ai toujours été la « gentille », mais dans le sens péjoratif du terme puisque je disais oui à tout le monde même si cela allait à l’encontre de mes envies… maintenant, j’ai 35 ans comme toi et enfin j’assume mes pensées, enfin beaucoup plus qu’avant ! Mon métier (de photographe) me pousse à savoir ou je veux aller pour ne pas accepter de faire tout et n’importe quoi et surtout à me laisser marcher dessus. Bref, on met parfois le temps mais on y arrive 😉

  6. Miss Pat' says:

    Etre soi… une sacré affaire aussi pour moi ! A vrai dire, ce qui m’en empêche, c’est principalement ma peur constante d’être rejetée. C’est une peur envahissante et obsessionnelle lorsque je suis avec les autres. Il y a également le sentiment de honte qui est un sentiment très fort chez moi et qui m’empêche également d’être naturelle, spontanée. La honte d’exister… C’est trop fort et ça m’empêche de grandir dans ma tête. Comment sortir de cela ? Grande question ! Je n’en sais toujours rien…

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