Mon journal de grossesse – Chapitre 6 : Les derniers jours, la naissance et les premières semaines
Les derniers rendez-vous, l’attente, la naissance et les premières émotions de la maternité : la fin de cette grossesse ouvre une nouvelle histoire.
Ce journal reprend mes textes de 2010-2011 dans leur ton d’origine. Les examens et conseils évoqués reflètent cette époque.
Les six épisodes
Ouvrez un épisode pour lire le récit.
Épisode 1 : 3 rendez-vous grossesse pour une journée bien chargée (34 SG+5)
Journal du 17/01/2011
Ma dernière semaine a été très chargée entre rendez-vous divers et préparatifs liés à ma Baby Shower. Cette nouvelle semaine va me sembler bien calme en comparaison !
Je vais d’abord vous parler de mes rendez-vous grossesse qui se sont tous concentrés sur la seule journée de jeudi : un véritable marathon… je ferais un autre post pour vous parler de ma Baby Shower !
RENDEZ-VOUS ANESTHESISTE
Cette semaine j’ai vu l’anesthésiste. Je suis arrivée juste à l’heure du rendez-vous. J’étais partie « à l’heure » de la maison (bon, ok, peut-être un peu juste) mais le métro m’a retardée en restant bloqué quelques minutes en tunnel. Alors, bien évidemment, j’étais un peu moite en arrivant à l’hôpital… je déteste ça surtout quand je sais que je vais être auscultée !
Finalement, il m’a fait entrer dans son cabinet avec 20 minutes de retard.
C’était bien la peine de « courir » (je n’ai pas vraiment couru… trop peur de finir par rouler dans les escaliers avec mon gros bidon) ! Il a regardé mon dossier de maternité, m’a posé des questions relatives à ma santé, aux antécédents médicaux de ma famille et puis il m’a demandé d’ouvrir la bouche (pour y voir quoi ???). Il a ensuite regardé mon dos. Tout lui semble parfait pour la pose de la péridurale. Je voulais lui apporter mes radios du dos histoire d’être rassurée, des fois que certaines choses mettent un obstacle ou imposent des contraintes au moment où il poserait la péri. Mais, bien entendu, j’ai oublié de les prendre avec moi !!! Quelle tête de linote ! M’étonne pas tiens ! Il faut toujours que j’oublie un truc moi. Il m’a conseillé de les mettre dans ma valise de maternité (que je devrais commencer à remplir, tiens !).
RENDEZ VOUS PRENATAL
Quelques minutes plus tard, je faisais la queue avec mon gobelet d’urine avant de voir la sage-femme qui me suit chaque mois depuis le début de ma grossesse pour mon rendez-vous prénatal. A presque 8 mois de grossesse effectifs, je ne fais décidément pas partie des « super gros bidon »… le mien a toujours l’air plus petit que tous les autres… Mais il est bien présent et la puce pousse bien alors je vois ça comme une chance !
Le rendez-vous a été rapide, comme à chaque fois.
Quelques questions sur mon état de santé, mes maux éventuels et je suis passée à la pesée… +10 kg. Avec le petit ventre que j’ai par rapport à d’autres femmes, je me demande où je les case… Ha si… sans doute au niveau de mes fesses et de mes cuisses si j’en crois ce que me rapportent mes pantalons… Je suis persuadée que parmi ces 10 kg, il y en a au moins 2 qui sont des kilos gourmandises… :-/
Auscultée, il apparait que mon col est encore long, dur et fermé. Bref, la petite ne devrait pas encore pointer son petit nez. La sage-femme m’a d’ailleurs précisé que je pouvais vivre tranquillement sans me poser de questions. Ce qui est très bien !
Le même jour, en fin de journée, j’ai eu mon 6ème rendez-vous de PREPARATION A LA NAISSANCE.
En tête à tête avec la sage-femme, nous avons abordé le retour de couche à la maternité. J’y ai appris des choses mais rien de bien sensationnel. J’apprendrais à gérer le flux du sang que je vais perdre en grande quantité pendant plusieurs jours… Cette idée ne m’enthousiasme pas beaucoup mais c’est ainsi, il faudra faire avec et me balader avec de grosses couches entre les jambes ! C’est une réalité à laquelle on ne pense pas beaucoup quand on est enceinte. J’ai compris également que je devrais ensuite m’attendre à des saignottements pendant presque un mois… Les économies sur les protection hygiéniques faites ces derniers mois seront vite grignottées par l’usage quasi-industriel de protections hygiénique dans le mois qui suivra mon accouchement.
Nous avons également parlé des soins au bébé… mais pour cela, je serais bien brieffée à la maternité.
A faire :
– réfléchir concrètement à nos faire-part de naissance et commencer à rassembler le matériel
– préparer sérieusement le trousseau de notre Princesse pour lui éviter de sortir les fesses nues de la maternité FAIT (en partie) !
– commencer à penser au contenu de la valise de maternité
Épisode 2 : Impatience quand tu nous tiens… (35 SG+6)
Journal du 25/01/2011
Maintenant que je sais que j’ai entamé le dernier mois de grossesse, je ne fais plus que penser à l’issue de celui-ci : je ne pense plus qu’au moment où il sera temps de rejoindre la maternité, à tout le temps que nous allons passer dans la salle de travail, à l’instant où notre princesse sera déposée sur mon ventre… à cette vie qui va basculer, être littéralement changée, devenue toute autre…
Mon corps se prépare… Je le sens. Depuis deux semaines environ, je sens parfois des piques au niveau du vagin… comme des grandes aiguilles qui le traversent, surtout lorsque je marche. J’ai parfois l’impression que les os de mon bassin s’écartent. Et puis depuis deux ou trois jours, j’ai comme des douleurs de règles. Surtout la nuit. Je ne saurais dire si elles sont accompagnées de contractions car je n’ai pas vraiment la sensation d’en avoir… ou de façon très ponctuelle à plusieurs jours d’intervalles… et encore, je ne suis même pas certaine que cela soit des contractions (parfois je me demande si ce n’est pas simplement la Puce qui tend bien fort mon ventre en prenant une position particulière).
J’ai lu sur certains forums (je n’ai pas une grande confiance dans ce qui se raconte sur les forums !) que ces douleurs de règles pouvaient révéler des contractions. Le ventre ne se durcirait pas entièrement mais plutôt de façon localisée au niveau du bas ventre.
Bon, de toute évidence, je crois que mon corps se prépare. Il n’y a pas encore à s’affoler, la main sur la poignée de la valise, prête à bondir dans la voiture en hurlant « Pin pon pin pon ! laissez place ! je vais devenir maman ! »… Non, le moment n’est pas encore venu. Mais il faut bien avouer que je scrute, à présent, le moindre symptôme qui me signifierait que l’heure du nouveau départ a sonné. Je crois que, ça y est, je suis impatiente de passer à la suite !
Je commence à saturer de ce ventre : voilà que je me mets à fantasmer sur les soldes, sur tous ces vêtements qui me tendent les bras et que je ne peux pas encore mettre… Je sature de ces vêtements de grossesse que je ne peux d’ailleurs plus enfiler pour la plupart (fichues fesses qui ont pris du volume !… ne parlons pas des cuisses… ah ça va être beau quand il va falloir perdre tout ça !!!).
Malgré cette impatience qui me gagne, je ne peux m’empêcher de penser à l’après et à tout ce qui en découlera. Bien sûr, il y aura la Puce qui prendra une nouvelle place dans nos vie. Il faudra composer avec sa présence, apprendre à vivre avec elle, à trouver un nouveau rythme et s’adapter aux nouveautés. Nous y parviendrons, je ne me fais pas de soucis pour ça.
Ce qui me tracasse un peu plus en ce moment, c’est le côté charnel de notre relation… J’ai peur de l’après accouchement… Combien de temps nous faudra-t-il pour retrouver notre intimité ? Combien de temps mon corps mettra-t-il pour se remettre de la naissance ? Trouverons-nous l’énergie de reprendre une activité sexuelle « normale » quand la fatigue nous terrassera ? Ne nous faudra-t-il pas un temps d’adaptation pour accepter le fait que nous ne sommes plus seulement amants amoureux mais aussi parents ?
Voilà bien des questions qui me trottent en tête en ce moment… Cela peut sembler étranger de se les poser non ? Je ne suis pourtant pas une obsédée… non non… mais seulement une femme normale qui rêve de garder un équilibre dans son couple et qui souhaite pouvoir concilier ses multiples rôles de femme, mère et amante aimante…
Épisode 3 : Dernier rendez-vous à la maternité avant le jour J (37 SG+3)
Journal du 05/02/2011
Photo personnelle
Je n’ai pas encore pris le temps de venir déposer quelques mots concernant mon rendez-vous de jeudi dernier à la maternité… le dernier « vrai » rendez-vous avant le grand saut… enfin, je l’espère 🙂
La puce se porte bien. Son petit coeur bat toujours très fort. Elle bouge beaucoup et fait de sacrés drôles de bosses sur mon ventre. Je me demande parfois qu’elles positions elle adopte pour déformer mon ventre de cette façon… et si ce que je sens est un petit pied, un genou ou carrément ses petites fesses… J’aimerais pouvoir enfin lui prendre sa petite main, embrasser chacun de ses petits doigts… Ah là là ! Soupirs !
L’examen de mon col a révélé qu’il a u peu bougé depuis la dernière fois. Il semble à présent qu’il soit postérieur et ouvert à un doigt (tout juste un doigt… donc pas un « gros » doigt). Bon, c’est déjà ça… mais de toute façon cela ne veut rien dire pour la suite des évênements… Je peux très bien intégrer la maternité ce soir comme dans 15 jours…
La sage-femme m’a fixé un rendez-vous au 19 février (date du terme de ma grossesse) aux urgences de la maternité si je n’ai toujours pas accouché. J’espère ne pas avoir à m’y rendre. Ce rendez-vous permettrait de faire un monitoring pour évaluer mes contractions et vérifier que le coeur de bébé va bien… Un examen du liquide amniotique serait également pratiqué de façon à vérifier qu’il soit toujours bon pour bébé… si ce n’était pas le cas, on déclencherait l’accouchement.
Enfin, j’espère ne pas avoir à passer par là et accoucher bien avant.
Autour de moi, les pronostics se font de plus en plus nombreux. Un ami pense que j’accoucherais le 8… Une amie pense qu’avant le 12, nous aurons notre petite dans nos bras. Et moi, bien que j’ai rêvé que ce serait le 15 février il y a quelques mois, j’ai la sensation qu’il peut se passer quelque chose le 9. A moins qu’il ne s’agisse que de la prise de sang qu’il faudrait que je refasse à cette date là si je n’ai pas accouché avant. En effet, mon bilan sanguin nécessaire pour la péridurale expire le 13.
Voilà où j’en suis. Je n’ai pas de véritables contractions… rien qui ne fasse penser à un début de travail… au grand désespoir du futur papa qui n’en peut plus d’attendre. Pas seulement submergé par l’impatience, il est également gagné par une sorte d’angoisse liée à l’attente… Il est sur les starting-block, prêt à attraper ma valise et à filer direction la maternité !
En tous cas, ces derniers jours semblent longs. Je n’ose plus m’aventurer à l’extérieur de la maison, multipliant ainsi le nombre de colis qui arrivent à la maison (commande du nécessaire pour la confection de nos faire-part, commande de soutien-gorge d’allaitement, etc…). Je n’ose plus bouger… et je me demande, chaque matin, si c’est pour aujourd’hui… je m’endors, chaque soir, si c’est pour cette nuit… et quand je me lève dans la nuit pour faire mon pipi (soit environ 6 fois par nuit), je me demande si je vais perdre les eaux en allant jusqu’aux toilettes…
Épisode 4 : La puce est née !
Journal du 16/02/2011
Une tite puce a vu le jour le 10 février 2011 à 23 h 40…
Un tout petit bébé de 3,020 kg pour 48,5 cm…
Elle se prénomme Emma.
Les débuts de la vie de parents sont assez difficiles car Emma n’aime pas dormir la nuit. Je reviens dès que possible vous donner plus de détails. Mais pour l’instant c’est un peu compliqué pour moi. A très vite !!!
Épisode 5 : Une sacrée aventure… ou le récit d’un accouchement…
Journal du 24/02/2011
Je m'étais imaginé mon accouchement… A vrai dire, avec mon Chéri, on avait pensé à des tas de possibilités, des tas de scénarios… Et pourtant, nous n'avions pas imaginé quelle serait la réalité.
Quelle surprise quand, le 8 février, à 23 heures, déjà au lit depuis deux heures pour ma part (car très fatiguée…), la poche des eaux s'est rompue, innondant ma 'tite culotte et mon pyjama. Sur le coup, j'ai pensé à une autre "fuite" consécutive au gros câlin que nous avions eu dans la soirée… c'est quand je me suis levée que j'ai compris que c'était la poche des eaux qui avait laché. Direction les toilettes pour me changer et mettre une GROSSE protection… Je comptais ensuite avertir mon Chéri mais il s'est levé avant que je ne puisse le rejoindre : il sentait qu'il se passait quelque chose.
Très rapidement, j'ai rassemblé mes affaires, les mains tremblantes (c'est pour maintenant !!!!!) et nous sommes partis à la maternité, laissant derrière nous un chat déboussolé qui ne semblait pas bien comprendre pourquoi nous décidions de partir comme ça, en pleine nuit…
Très vite prise en charge, je suis envoyée en salle de préparation "Fleur de Lin". Je ne pensais y rester que quelques petites heures… Mais pas de contractions… pas d'accouchement proche en vue… Résultat, j'ai attendu 24 heures avant que les premières contractions ne pointent leur nez, le 10 février, à 1 heure du matin… Mais ces contractions étaient peu efficaces et même si elles étaient rapprochées de 10 – 15 minutes, leur effet sur mon col était nul.
Il aura fallu attendre 9 heures du matin pour que l'on décide de déclencher l'accouchement (la poche des eaux étant rompue depuis un bon moment) grace à un gel qui a fait devenir les contractions tout simplement horribles… Au bout de quelques heures, on a enfin décidé de me poser la péridurale… mais TOUTES les salles de naissances étaient prises. Au bout d'une heure on décide de me la poser dans la salle de préparation mais c'était sans compter sur un problème de matériel de surveillance qui ne voulait pas fonctionner… J'ai donc dû attendre une heure de plus dans la douleur (je m'en souviendrais toujours tellement elle était vive) avant de prétendre à rentrer en salle de naissance et de bénéficier (ENFIN !) de la péridurale…
La péridurale ! Quel bonheur ! Quel soulagement !
Une dose supplémentaire m'est administrée… pour "compenser" l'horreur que je viens de vivre… Leur gel de déclenchement est vraiment efficace mais on le sent passer !… surtout "à sec", quand la poche des eaux est rompue.
Il est maintenant près de 15 heures mais rien n'est terminé. Le col n'est pas encore bien dilaté… Il faudra attendre 23 heures pour qu'il soit effacé et que la poussée soit possible.
La poussée semble bien se passer. La sage-femme m'encourage et me félicite (j'suis trop forte moi !). Mais au bout de 20 minutes, la Puce n'est toujours pas là… Seul le haut de son crâne est visible : elle a des cheveux… On est bien avancés…
Un interne arrive en renfort. Au bout de quelques poussées, il échange un regard avec la sage-femme… Un regard qui dit "césarienne"… mais moi j'en veux pas !!! Il me fait pousser encore une fois. Je donne tout ce que j'ai. La petite se dégage mais elle a besoin d'aide pour sortir. On passe aux forceps…
Quelques minutes plus tard, il est 23 heures 40, nous sommes toujours le 10 février, elle est là, sur mon ventre… C'est à peine croyable… elle est là, l'accouchement est terminé.
Mon chéri court annoncer la nouvelle aux parents qui attendent impatiemment, cloués derrières leurs téléphones. Pendant ce temps, l'interne me dit : "je vais vous recoucdre à présent". Je réalise avec étonnement et une sorte de déception que j'ai eu droit à la fameuse épisiotomie…
Rien ne se sera passé comme je l'avais imaginé ou rêvé. J'avais rêvé d'un accouchement éclair et idéal… mais il fut long et imparfait. J'étais loin d'imaginer que je pouvais rester aussi longtemps à la maternité avant d'accoucher.
Les jours qui ont suivi m'ont permis de faire connaissence avec notre petite Emma… et de découvrir que le Baby Blues, c'est loin d'être une légende… A suivre…
Épisode 6 : Ce n’est pas « que du bonheur »… non non…
Journal du 02/03/2011
Il y a des choses que l’on ne nous dit pas sur l’après accouchement… ou des choses dont on nous parle peu… ou encore des choses auxquelles on ne s’intéresse simplement pas tant que l’on est enceinte… comme si nous n’étions pas concernées par « la chose »…
Je m’en suis rendue compte dès les premières heures qui ont suivi mon interminable accouchement.
C‘est en pénétrant dans la salle de bain impersonnelle de ma chambre de maternité que j’ai découvert quelle image peu flatteuse un miroir peut nous renvoyer après l’expulsion du petit être tant attendu : un corps marqué par la grossesse et par l’allaitement qui se profile… un ventre rond et mou a pris place, surplombé de deux grosses mamelles j prêtes à exploser… Un portrait qui ne laisse aucune femme rêveuse !… et qui peut facilement donner le bourdon.
Et puis, le troisième jour., vient la montée de lait… Les seins prennent encore du volume et bébé, tel un petit animal, est excité par l’odeur du lait. Il devient alors très demandeur… et quand on a un petit piranha pour enfant, on le sens vivement passer… Emma semble avoir une machoire d’acier, elle qui n’a pourtant pas encore de dents…
Les derniers jours passés à la maternité peuvent voir naître le fameux « Baby blues ». Je l’ai vécu… à la maternité… et puis, je l’ai ramené avec moi, dans mes bagages, à la maison… Depuis je me le traine, de façon plus ou moins soutenue… mais il me suit. Certaines journées sont vraiment dures à vivre. Ne parlons pas des nuits qui, parfois, se révèlent être de véritables enfers ! Je nr pensais pas que le baby blues pouvait avoir une telle force… qu’il pouvait induire d’affreux sentiments comme des regrets, une amertume non contrôlée, une telle peur de l’avenir… et la crainte de ne plus rien pouvoir maîtriser… la peur de tout voir changer autour de soi… l’angoisse que plus rien ne soit comme « avant »… et ce manque d’amour pour ce bébé pourtant tant désiré… des pleurs incontrôlés… des crises d’angoisses inexpliquées…
Enfin, il y a la fatigue qui s’accumule… elle s’entasse de jour en jour, me rendant limite dépressive… elle fait naître tout un tas de questions sur mes capacités à être une bonne maman… cette fatigue que l’on ne peut dompter parce que les nuits sont trop courtes et trop hâchées…
J‘avoue, avec une certaine honte, que ces dernières semaines (bientôt 3) auront été très difficiles pour moi. Ce n’est sans doute pas encore terminé… mais je tenais à l’écrire ici car je trouve que l’on néglige souvent de parler de tout cela comme si c’était tabou. Une naissance c’est extraordinaire, c’est magique… mais ce n’est pas « que du bonheur » comme on le dit sans cesse… Non… c’est aussi très épuisant… flippant… et difficile à vivre quand on passe par la case Baby blues…
