Maman à plein temps… et un déménagement…

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Il est certain jour où rien ne va… et ce genre de jour, c’était hier.

Réveillée à 6 h 20 par Emma (c’est habituel mais mon corps ne s’y fait pas), j’ai fait six aller-retour entre sa chambre et la nôtre avant de me résigner à la sortir de son lit (et de me sortir du mien par la même occasion). J’étais complètement épuisée et pourtant je ne peux pas dire que je me sois couché très tard la veille. A 22 h 40, je dormais à poings fermés.

Et la journée s’est mise à défiler entre biberons, purée, compote, déjeuner sur le pouce, promenade imposée (pour éviter de virer dingue complète) et deux trois bricoles… Quand je regarde derrière moi ce que j’ai fait, je suis au grand regret de constater que je n’ai pas fait grand chose.

Nous avons déménagé il y a une semaine et les cartons ne sont pas tous déballés, les cadres et étagères ne sont pas toutes installées et de toute façon l’étagère de la chambre de Emma qui, elle, était installée, a finie par terre, éventrant au passage le mur, arrachant un peu de papier peint (que je déteste le papier peint !) et fracassant une lampe que j’ai dû réparer.

Ces cartons et ce fouillis ambiant me grignote le moral. Emma me pompe mon énergie et le temps fini de m’achever en oubliant de me laisser un moment pour vivre. Oui, pour vivre ! En ce moment, j’ai l’impression de vivre comme un robot qui fait des choses de façon répétitive, sans réfléchir…

Je rêve d’instants pour moi, rien que pour moi ! Des moments pendant lesquels je pourrais ne penser qu’à ma petite personne et oublier le monde ! Je rêve de manucure, de pédicure, de coiffeur, de massages… Je rêve de cinéma (un film qui ne remue pas les méninges comme Comment tuer son boss ?), de sorties entre filles… de repos, de gros dodos…

Je me sens dépassée par tout. Je voudrais que notre appartement soit déjà nickel, que les meubles que nous devons acheter soient déjà montés et remplis, que notre compte en banque ne diminue pas à vue d’oeil, que Emma sache un peu s’occuper seule (mère indigne que je suis), que mes jambes et mon dos ne me fassent pas souffrir (j’ai l’impression d’être une vieille !), que mon corps soit moins flasque (merci la grossesse) et que ce fichu périné obéisse à mes ordres (parce que 6 mois après l’expulsion de ma gamine, on ne peut pas dire que celui-ci soit discipliné… d’ailleurs ça commence à m’inquiéter) !

Je déprime… et ce week-end, nous partons chez mes parents (j’y reste jusqu’au week-end prochain avec Emma). Cela ne me fait même pas vraiment plaisir. Je devrais être heureuse et cela m’angoisse complètement… J’aurais voulu avoir terminé d’emménager, avoir fini de ranger… et puis je crains les “conseils” de ma mère qui veut toujours bien faire mais qui, sans le vouloir, me met dans un état de stress incommensurable et sous une pression insoutenable.

Etre une maman, c’est sympa… mais à plein temps, je crois que je ne peux pas ! C’est affreux à dire mais je crois que je suis le genre de maman qui ne peut passer tout son temps avec ses enfants. J’ai besoin d’air, besoin de penser à moi. J’ai besoin d’être un peu égoïste, histoire de ne pas péter un boulon au risque d’exploser sur mon entourage. L’Homme commence déjà à pâtir de ma déprime : je me fais ronchon, je me fais monstre, je me fais affreuse et désagréable.

Actuellement, il y a trop de choses autour de moi qui m’empêche de respirer, de vivre.

Mais, heureusement, il y a de bonnes choses qui me font retrouver le sourire :

– Le déménagement s’est bien passé, sans trop de casse à déplorer

– Notre chez-nous commence à ressembler à quelque chose

– Emma a sa chambre !!!

– Nous venons d’adopter une petite chatte pour tenir compagnie à The Cat, Domino. Lyla est adorable.

– Nos deux chats dorment avec nous toutes les nuits et s’entendent à merveille

Et vous, avez-vous déjà connu des coups de blues “post-déménagement” ?

Commentaires

Commentaires

4 comments

  1. Alice says:

    Oui! il est des moments où tout parait insurmontable surtout quand le temps passé avec le petit nous empêche de faire ce que l’on a à faire.

    Octave aura trois ans en novembre et je commence tout juste à ne plus épruver ce sentiment de frustration, d’étouffement…

    La fatigue engendrée par un enfant en bas âge n’aide pas à relativiser…

    Mais si tu passes une semaine chez tes parents (ma mère me fait visiblement le même effet que la tienne mais la maternité m’a appris à me protéger de sa surprotection!), profite de ces grands
    parents nounous pour aller chez le coiffeur, manucure, piscine… enfin toutes ces choses que tu as envie de faire?

    Bises!

  2. Elisegudinna says:

    Courage 🙂

    Un déménagement c’est très prenant et difficile… Normal de se sentir submerger et ressentir un coup de blues!

    Dis à ta petite: Maman va faire…tu veux bien rester calme un petit peu, je reste tout pret^^ ? Sait-on jamais^^ 🙂

    Être maman n’est pas une mince affaire, mais je suis certaine que tu vas y arriver, essaie de te reposer un peu, et laisse la grand mère profiter de sa petite fille si c’est possible pour aller
    te dégourdir la tête! 🙂

    Bon week-end, bisous

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