Allaitement et Baby Blues (Les vendredis intellos #3)

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Allaiter cause le baby-blues ?

Allaiter cause le baby-blues ?

Selon une nouvelle étude américaine, la dépression post-partum serait étroitement liée aux difficultés rencontrées par certaines mamans allaitantes, après l’accouchement. En effet, d’après les chercheurs, parmi les femmes déclarant ne pas apprécier l’allaitement, « 42 % vivent une expérience de dépression post-partum durant deux mois ».

Autre constat des scientifiques : les jeunes mamans souffrant de douleur à la poitrine pendant les deux premières semaines d’allaitement ont deux fois plus de risques de vivre une période de déprime par rapport aux autres.
Un seul mot d’ordre donc pour les femmes touchées par cette dépression postnatale : se faire aider auprès de professionnels.

Source : Infobebe.com (University of North Carolina at Chapel Hill)

 

Quand j’ai vu le titre de cet article, j’ai été interpellée. En fait, je me suis sentie concernée. Le baby blues et moi, on a fait “copain-copine” dès le début de mon séjour à la maternité. Notre lien a continué de se construire dans les jours qui ont suivi et comme ça semblait coller entre nous, nous avons continuer à nous fréquenter pendant quelques mois.

Dès le début de ma nouvelle maternité, j’ai dû affronter des problèmes liés à l’allaitement. Je ne peux pas dire que cela a été simple pour moi dès le départ à ce niveau là. Seins hyper engorgés, trop plein de lait, fortes douleurs, etc.  et cela dès les deux premières semaines d’allaitement.

J’en ai pleuré ! Au bout de deux mois, je ne dormais plus et la nécessité de désengorger se faisait toute les deux heures (surtout la nuit car la position allongée augmentait mes douleurs).

 

Alors, quand je lis cet article et le résultat de l’étude américaine qui a été menée, je ne peux que l’appuyer. Je crois effectivement qu’il existe un lien entre l’allaitement difficile du début de maternité et la dépression post-partum.

Parfois, je me dis que tout aurait été différent si j’avais fait appel à une conseillère en allaitement que l’on appelle  consultante en lactation, chose que je ferais assurément si j’ai un deuxième enfant.

 

Ceci est ma participation aux Vendredis Intellos de Mme Déjantée.

 

Et vous, pensez-vous qu’il y a un lien entre l’allaitement difficile et la dépression post-partum ?


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Commentaires

Commentaires

21 comments

  1. Chocophile says:

    Je le conçois tout à fait! J’ai eu un allaitement difficile, pas pour les mêmes raisons, et j’en ai souffert, j’ai beaucoup pleuré et dès la maternité, j’en ai fais une grosse crise d’angoisse.
    J’ai vu une conseillère en lactation mais je n’ai pas pu la voir pendant mon séjour, le mal était fait. Il a fallu du temps pour trouver un équilibre dans un allaitement mixte du coup, qui
    n’avait rien à voir avec celui dont je rêvais, j’ai quand même réussi à y trouver du bonheur avec ma puce mais l’allaitement “le vrai” comme je dis reste du coup mystérieux pour moi, peut être un
    jour…

  2. mamanbavarde says:

    Je ne sais pas…pou rmoi il n’y a pas que ça, mais un ensemble de choses. J’ai eu de grosses difficultés pour allaiter, jusquà ne plus pouvoir du tout, et à part le baby blues de quelques heures
    à l’hôpital, je n’ai pas été touchée par ce tte dépression post partum…aurais-je été épargnée, n’ai je pas ressenti la déprime?

  3. anaisl57 says:

    Pour moi OUI

    car c’est la plus grosse difficulté que j’ai rencontré dans mon nouveau role de maman ET c’est mon plus gros regret qui encore maintenant me rend triste d’avoir arreté aussi rapidement.

    si j’ai un autre enfant je ne sais pas si l’envie d’allaiter sera toujours la, parce que je me suis gaché les 1er jours de ma fille et je ne souhaite pas recommencer ce parcour difficile!

  4. Izz says:

    Très vrai dans mon cas, je n’ai jamais été aussi mal que les premiers jours d’allaitement, après la montée de lait et effectivement, le soutien de la consultante en lactation de la mater a été
    essentiel durant cette période. Même après être rentré à la maison, quand j’avais mal, je me remémorais ces premiers moments qui avaient été pire, les conseils et la bienveillance du personne qui
    m’encourager à avoir confiance en moi…et ça a fini par passer.

  5. Marie says:

    Bonjour, je commente ici pour la première fois (jecrois)

    L’allaitement de ma fille a été très difficile, il a duré 3 semaines, j’ai fait une dépression du post partum, je ne saurais dire si tout était dû à la difficulté de cet allaitement, d’autres
    paramètres rentraient en compte…

    J’ai souhaité retenter l’expérience pour mes jumeaux, pas simple non plus, et cette fois je n’ai pas fait de depression du post partum, mais j’étais beaucoup plus préparée. Au final,
    l’allaitement n’aura duré que 15 jours, mais je les ai mille fois mieux vécus que pour ma première.

  6. Marmouzets.com says:

    Quand je lis cet article (pas le tiens, hein 😉 je suis enervée !!! Non, je ne suis pas d’accord ! J’ai eu une grossesse pas franchement folichonne à cause des medecins, des evenements horribles
    sont arrivés en fin de grossesse et quelques jours après mon accouchement (ignoble, lui :D), j’ai allaité et comme c’était la première fois, comme pour tout le monde je me suis posé plein de
    questions, j’ai eu mal, peur de mal faire, de ne pas réussir à nourrir mon bébé, j’en passe et des pas mûres 😉

    La fatigue, un nouvel être qu’on a conçu, les responsabilité, le stress de TOUT autour, le fait de se sentir seule pour plein de choses même quand on est entourée : je pense plus à ça pour nous
    faire craquer, pas à l’allaitement tout seul dans son coin. C’est une chose en plus, c’est tout.

    Je suis peut-être parano mais ça sent encore le truc pour descendre l’allaitement ou l’excuse pourrie pour ne pas allaiter… ça fatigue, ça fait grossir, maintenant ça te colle le baby blues…
    Chaque jour apporte une nouvelle tare.

    Et à côté de ça tu peux encore entendre des connards de medecins dire : “il vaut mieux que vous fumiez quelques cigarettes par jour plutôt que vous soyiez stressée !”

    Pardon mais ça m’énerve. Vous devez en connaitre une floppée de mamans qui n’ont jamais mis un néné dans la bouche de leur bébé et qui ont fait une dépression.

    Alors non, celle-là elle me reste au travers de la gorge ! Que ce soit une responsabilité en plus sur nos épaules et que ça s’ajoute à toutes celles qui peuvent faire craquer, ok. Mais sinon, non
    non et non !

    Quand enfin tout se passe bien, que tout est mis en place et que votre bébé tête goulûment en vous regardant du coin de l’oeil et s’endort ensuite comme un bon gros pacha… Vous vous sentez
    déprimées ou vous avez un frisson de bonheur qui vous attaque de haut en bas ? 😉

  7. Marmouzets.com says:

    Suite à nos twittages, je souhaite quand même ajouter que je ne considère nullement qu’un allaitement catastrophique n’ajoute pas au baby blues et je ne veux surtout pas minimiser la souffrance
    des celles qui l’ont vécu !

    Je suis juste énervée par ces “études” qui, survolées, ajoutent de l’eau croupie au moulin des antis-allaitement ou aux conseillers faignants. “d’après les chercheurs, parmi les femmes déclarant
    ne pas apprécier l’allaitement, « 42 % vivent une expérience de dépression post-partum durant deux mois ».”

    Ben oui, si on le fait à contre-coeur, il n’y a pas de mystère non plus :/

    Tout ça pour dire Titeve que mon enervement n’est absolument pas contre toi, ni contre celles qui ont souffert de problèmes avec l’allaitement, mais alors pas du tout !!! qu’il n’y ait pas de
    malentendu 🙂

  8. Audrey says:

    Je pense que la réponse est oui, un gros OUI, bon, je sais, j’ai raté mon allaitement, parce que je n’avais pas assez de lait, du coup ça a du amplifier l’effet du baby blues, mais je suis
    sure que les 2 sont intimement liés…..

  9. Marie says:

    Ton article me parle beaucoup. 

    J’ai allaité mon fils, et déjà le 1er jour, à la maternité, je me suis faite littéralement houspiller par une aide-soignante, parce que j’avais voulu donner la tétée instinctivement. Selon elle :
    “si vous commencez à lui donner n’importe quand, on n’a pas fini, nous !!!!” Et elle était partie en colère. Je m’étais retrouvée bête et complètement démoralisée, incapable, ne sachant plus que
    faire.

    Et mon baby-blues a commencé, et pendant 4 mois j’ai déprimé, je me sentais nulle quand il pleurait, j’étais épuisée, j’avais des crevasses, je me sentais vraiment démunie et je ne savais pas à
    qui en parler, je n’osais pas. Je me sentais nulle. Je pleurais tous les jours, j’avais envie d’en finir, alors que j’avais un bébé magnifique. La diversification, je n’arrivais pas non plus, il
    n’a d’ailleurs jamais accepté le biberon, résultat je l’ai allaité 9 mois. Je lui donnais des petits suisses, pour remplacer certaines tétées, lorsqu’il a eu 4 mois, et là j’ai commencé à aller
    mieux. Mon compagnon ne me comprenait pas, ça l’énervait que je me sente si mal.

    Plus tard, lorsque ma fille est née, malgré les difficultés de mon 1er allaitement, j’ai instinctivement voulu l’allaiter, j’étais plus sereine, plus mature. Mais en dépit de toute ma volonté, ça
    a été un échec, je n’avais pas assez de lait, et elle n’arrivait pas à téter. J’ai été obligée d’arrêter mes essais au bout d’un mois. 

    Peut-être que l’échec du 2ème allaitement, est inconsciemment du à tout ce que le 1er allaitement m’a fait traverser… Je le regrette beaucoup pour mon 2ème enfant, qui a eu rhume sur rhume,
    otite sur otite, alors que mon 1er fils n’a jamais eu d’otite…

    Je crois qu’aujourd’hui les mamans sont mieux suivies. Pourtant, moi, ce n’est pas si vieux, il y a à peine 20 ans. 

    (désolée de la longueur du com)

  10. Stéphanie says:

    Bonjour,

    Je trouve votre blog très intéressant.. et là je dois avouer que je suis restée pendue à vos mots…

    Il y a 10 ans et demi, je mettais au monde un très beau petit garçon, le plus beau du monde !! Malheureusement, je n’ai pas compris mais une grande tristesse m’a envahi et j’ai souffert pendant
    quelques temps à coté de mon beau bébé. Je n’avais jamais fait le lien avec l’allaitement qui avait échoué. J’ai mis ma souffrance sur le compte de mon entourage, de ma situation loin de ma
    famille. Pour un premier bébé, c’est très dur d’échouer dans cette fonction si naturelle.. Il faudrait mieux accompagner les mamans qui n’y arrivent pas, les rassurer..

    Merci d’en avoir parlé !

    Pour ma deuxième, j’ai réessayé et l’allaitement a très bien fonctionné !! Pas de baby-blues, pas de fatigue non plus..

    A bientot !

  11. Titeve says:

    Moi aussi mes premiers jours (et premières semaines) ont été gachés par mon baby blues et cet allaitement compliqué qui me faisait du mal psychologiquement et physiquement. Mon allaitement raté
    m’a fait mal, a détruit une part de moi.

    J’en souffre aussi aujourd’hui… et je trouve que beaucoup font culpabiliser ces femmes qui n’ont pas pu allaiter “jusqu’au bout” comme si c’était des monstres…

     

    Pour ma part, j’allaiterais mon second bébé. Mais je ferais en sorte d’être bien entourée : conseillère en allaitement, psy… histoire de ne pas reproduire mon échec.

  12. Titeve says:

    Et bien tu es passée au travers. Cela me rappelle l’article que tu avais écrit concernant ce baby blues qui ne t’avais pas pris dans ses filets. J’aurais aimé pouvoir l’éviter…

  13. Titeve says:

    Je pense que l’allaitement difficile peut être une des causes d’une dépression post partum… mais sans doute n’est-il pas le seul élément qui pousse dans cette mauvaise direction. Je pense que
    plusieurs éléments entre en ligne de compte.

    La préparation à l’allaitement est souvent négligé… On devrait mieux nous y préparer.

  14. Titeve says:

    Pour moi aussi il a duré plus longtemps que mon allaitement. Le corps a besoin de repos sans doute… et de temps pour panser ses blessures.

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