Un moment pour soi ?

Un moment pour soi ?

Ce week-end, le temps a encore filé très vite. À peine samedi terminé que dimanche touchait déjà à sa fin. Deux trop petits jours durant lesquels je n'ai que trop peu la sensation d'avoir eu du temps pour moi, pour mon couple. J'en ai tant besoin en ce moment que je passe mes journées à tenter de dégager un peu de ce temps précieux, une bataille perdue d'avance…
Quand on devient parent, le temps se met à filer à la vitesse de la lumière et presque tout le temps que l'on parvient à avoir est consacré aux enfants à moins de mettre en place des dispositifs radicaux de séparation…
Bref, j'ai passé ce week-end à tenter d'avoir au moins un peu de temps pour moi.

Mais voilà, ce n'est pas si simple.
Tu cuisines "tranquillement" quand une Minipuce enthousiaste déboule dans la cuisine, attrapant le tabouret pliant et hurlant "moi ze vais faire la couisine avec maman !". Tu te disais que tu allais enfin pouvoir te réfugier dans tes pensées tandis que tu découperais avec plus ou moins d'application les carottes… et tu réalises d'un coup (violent le coup) que tu passeras ce moment avec ta fille à lui donner des directives afin d'éviter qu'elle ne tombe du tabouret parce qu'elle se tortille trop, pour qu'elle ne se coupe pas les doigts en voulant attraper un morceau de carotte fraîchement passé sous la lame bien aiguisée de mon couteau ou pour éviter de retrouver toute la préparation collée sous la manche de son pull… Même si ces moments sont agréables en général parce qu'ils me permettent de passer du temps avec ma Minipuce, ce jour-là, je n'en avais pas envie (je sais, je suis une mauvaise mère).

Quand tu as enfin réussi à t'extirper de ce guet-apens, tu te précipites sur ton ordinateur pour travailler un peu. Mais, bien vite, ta tranquillité est perturbée par Minipuce qui déboule encore une fois avec une idée lumineuse : « Maman, z'ai des choses à faire sur l'ordinateur, pousse toi ! »… Voilà qui a le mérite d'être clair et de te pousser à jouer d'ingéniosité pour lui retirer cette idée du crâne. Tu tentes désespérément de lui faire comprendre que ce que tu as à faire est bien plus urgent que son besoin de taper de façon aléatoire sur les touches du clavier pour remplir une page vierge d'Open Office… Tu parviens à te dégager de la situation en lui proposant de se rabattre sur une autre activité en attendant maman.

Elle s'éloigne… tu soupires et tu commences à réfléchir, à travailler… Mais le moment de tranquillité est de courte durée… Que dis-je ? De très très très courte durée ! Très rapidement, Minipuce revient tel un boomerang. Les mains chargées de planches d'étiquettes, elle me demande de les décoller « passque moi z'arrive pas ». Tu lui en décolles une. Elle file avec pour la coller dans son album… tu as à peine le temps de te replonger dans tes pensées qu'elle revient avec un « maman, encore une autre ! » tonitruant… Tu lui en décolles encore une autre, puis une autre… et elle revient toutes les 6 ou 7 secondes. Comment se concentrer dans ces conditions…? … impossible. Tu décides alors de décoller TOUTES les étiquettes (niark niark !) pour qu'elle les ait toutes à sa disposition. Collées sur le rebords du bureau, tu risques de te retrouver avec la jupe d'une demoiselle de l'album accrochée au pull à chacun de tes mouvements… si ce n'est pas sa petite culotte… Mais là encore Minipuce n'a pas dit son dernier mot. Pas de tranquillité malgré le stratagème (ingénieux ?) mis en place… La demoiselle revient toujours toutes les 6 ou 7 secondes avec un « maman, encore un autre » tandis que la maman en question bouillonne intérieurement en lui balançant tendrement (en tous cas elle essaie !) à chacun de ses retours qu'elle n'a pas besoin de demander puisque toutes les étiquettes sont à présent en libre service (arg !!!).

Plus tard, tu crois avoir trouvé LE TRUC infaillible pour avoir la paix : aller aux toilettes ! Tu t'installes dans les lieux, avec un peu de lecture (tant qu'à faire). Tu commences à souffler… et là, qui voyez-vous se pointer ? Mademoiselle Minipuce, pot à la main, sourire aux lèvres, annonçant qu'elle va « faire caca à côté de toi maman ! »… Hummm… bonheur suprême !

Le soir venu, au moment où tu t'imagines naïvement que tu vas pouvoir aller au lit en paix, tu te retrouves face à une Minipuce qui ne veut pas dormir seule dans son lit et qui parvient à s'incruster dans le lit parental… vide de parents… pour s'y endormir alors que tu espérais naïvement pouvoir le coloniser avec ton cher et tendre pour partager un moment câlin…

Vient ensuite le moment où tu culpabilises d'avoir eu ce besoin de souffler, de ce besoin de silence et de tranquillité… Tu réalises qu'en fait tu es très fatiguée et que tu as surtout besoin qu'on s'occupe de toi. Tu te rends compte que plus personne ne s'occupe vraiment de toi alors que toi tu passes ton temps à t'occuper de tes gamines.

Tu en as ras le bol de devoir préparer les deux filles tous les matins avant de partir au boulot, de te préparer toi pour être à peu près présentable, de ne plus faire ce que tu aurais envie de faire..

Tu te rends compte que tu ne dirais pas non pour un câlin tout doux tout simple ou même pour un simple bisou posé tendrement… tu te mets à accepter de laisser tes filles en vacances chez leurs grands-parents, tu te vois même imaginer comment « livrer » les petites à destination pour enfin retrouver une vie d'amoureux… pour retrouver un peu de cet autrefois que tu ne connais plus…

Et tu réalises qu'il manque quelque-chose à ta vie…

Belle semaine à tous…

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Commentaires

Commentaires

0 comments

  1. Petite-Mam says:

    Je vis la même chose au quotidien, c’est fatiguant, on aimerait tant retrouver une partie de nous même, seule le temps de quelques minutes, mais c’est impossible..
    Et puis quand on a l’occasion de passer un après midi, ou une matinée seule, sans enfants, on s’ennuie un peu. ^-^

  2. Sandra says:

    tout à fait ça !! je vie la même chose…. perso ce qui me manque, ce n’est pas tant la vie d’amoureux ou de vie de couple, c’est surtout la vie d’avant même !!!! celle où je pouvais voyager, quand je voulais sac à dos….. à l’improviste…. à la rencontre des gens… puis nous on a pas les grands parents pour garder les enfants

  3. Emilie says:

    C’est à la virgule prêt ce que j’ai vécu et ressenti tout au long du week-end, ce sentiment oppressant de ne plus avoir un instant à moi, que la vie de famille me pèse, me pèse, me pèse. Décision radicale à 9h30 samedi matin : je me suis réservé un jour et une nuit en thalasso pour moi toute seule vendredi prochain. Cela profitera à tout le monde, je reviendrai détendue, reposée et prête à apprécier de nouveau les plaisirs de la famille.

  4. Julie says:

    J’ai vécu la même chose ce dimanche. Du coup, j’ai été à fleur de peau toute la journée avec ma môme et mon mari (lui m’étant ça sur le dos des hormones car je suis enceinte de 8 mois). Je n’ai pas arrêté de me plaindre que je suis assignée à résidence, que lui il a des petites sorties, du confort et moi je m’occupe de tout j’ai la tête partout et un boulot de m…. Et là menace : je te préviens dès que j’ai accouché je sors moi ! lol

  5. Lamamanchat says:

    Tu m’impressionnes dans ta façon de mettre des mots si simple dans un sentiment qui me semblait jusqu’à présent si compliqué. Je rêvais de 3 jours à Paris en solo pour "être dans mes pensées" comme tu dis si bien. Je pars lundi. J’ai déjà mal au cœur de les laisser, de louper 3 couchers, 6 repas, 3 siestes.. Elles vont me manquer mais on a besoin de ces moments, c’est sur.

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